Voici le premier article d'une série sur l'autoconstruction. Une publication de BioBâtir, école d'éco-construction. Résumé : Six points me semblant importants sont présentés comme bases de l’autoconstruction écologique :
le facteur temps, la législation, le financement, la planification, la mise en oeuvre et la persévérance. Il s’agit par contre d’un survol et beaucoup d’autres points, non mentionnés ici, sont à considérer avant de se construire.
L’autoconstruction est passionnante! À mon avis, tout le monde devrait construire sa propre maison selon ses goûts, ses besoins et son budget. Cependant, s’autoconstruire est aussi tout un défi qui n’est pas sans entraves… Cet article a donc pour but de dresser un bilan des principaux points (de mon point de vue) qui font en sorte que s’autoconstruire reste un défi plaisant et que le projet puisse aboutir à quelque chose de concret.
Notez aussi que je vois une grande différence entre l’autoconstruction et l’écoconstruction ; quelqu’un peut s’autoconstruire sans nécessairement utiliser des méthodes écologiques. Cependant, dans cet article, je considérerai toujours l’autoconstruction utilisant des méthodes écologiques. Voici donc six points qui sont essentiels à mes yeux.
1- Le facteur temps
Se construire demande beaucoup de temps et, souvent, plus que ce que l’on avait prévu. Avant de s’embarquer dans un projet semblable, il faut se demander si l’on a suffisamment de temps à consacrer à notre projet afin qu’il ne devienne pas découragent ou latent.
Règle générale, si vous pensez vous construire en utilisant des méthodes hors standard, vous pouvez compter plusieurs années avant de penser à entrer dans votre nouvelle maison. Pourquoi aussi long? Parce que vous ne pouvez pas compter sur des contractants, puisqu’ils ne connaissent pas les méthodes de construction écologiques (dans la majorité des cas). Et vos amis? Ils sont occupés aussi! Vous aurez probablement de l’aide de temps à autre, mais vous travaillerez seul en majorité du temps. À moins que vous ayez prévu d’engager des gens pour vous aider? C’est pensable, mais ça dépend de votre budget. Vous pouvez aussi organiser une corvée de temps à autre, mais elles sont difficiles à gérer puisqu’on ne sait pas trop combien on va être sur le chantier cette journée là et qu’il faut avoir des yeux tout le tour de la tête pour gérer tout ce qui s’y passe.
Bref, vous passerez beaucoup de temps à travailler seul et ce facteur fait en sorte que le projet sera plus long qu’un projet « normal ». L’idéal est donc de se faire un échéancier à long terme réaliste sur lequel on voit apparaître les principales étapes du projet. À mon avis, il est toujours mieux d’en mettre un peu moins que plus. De cette façon, s’il y a des imprévus (et il y en a!), on pourra tout de même suivre nos objectifs et le projet restera encourageant.
Source: BioBâtir, école d'éco-construction.

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