Vous hésitez encore à acheter des fleurs équitables, parce que vous vous dites qu’elles sont plus chères, qu’il est plus difficile de s’en procurer, etc. ? Voici quelques informations qui pourraient bien vous faire changer d’idée.
Il est vrai qu’en général, les fleurs équitables sont quelques sous plus chères que les fleurs du commerce régulier, mais le supplément en vaut vraiment la peine, puisqu’il paraîtrait même que les roses équitables de l’Équateur sont plus grosses et que leur durée de vie est plus longue.
Pour ce qui est de leurs disponibilités, au Québec Sierra Éco, de ville Saint-Laurent, a mis en place, en 2000 un programme qui fait la promotion la culture de fleurs dans des conditions qui respectent les travailleurs et l'environnement. Les producteurs, reçoivent aussi de 2 à 4 ¢ de plus par fleur que pour une fleur issue de la culture régulière. Selon Sierra Éco, les ventes des fleurs équitables représentent de 15 à 20% des ventes totales de fleurs au Québec. Pour le moment, vingt de fleuristes répartis à travers le Québec vendent ces fleurs : dans la région de Montréal, de Québec, en Estrie, en Montérégie et au Saguenay.
Voir la liste des fleuristes dans notre Répertoire sous la rubrique Fleurs équitables.
Quelques données sur la floriculture en Amérique du Sud*
L'Équateur et la Colombie ont été grandement affectés par leur production de fleurs coupées. L'économie, l'environnement et la vie au jour le jour des gens qui y travaillent et y vivent en subissent les impacts de plusieurs façons.
- L'industrie de la fleur coupée emploie directement et indirectement plus de 195 000 personnes dont plus de 50 % sont des femmes.
- Le petit camion circulant le long des routes, de la ferme à l'aéroport symbolise l'évolution de l'industrie florale qui a contribué à l' émergence de nouvelles villes et villages.. Les gens n'ont plus à voyager aussi loin pour se rendre au travail.
- Plus de 6 500 hectares (65 km carrés) sont utilisés pour la production de fleurs.
- L'exportation de fleurs coupées génère des ventes de plus de 660 millions $US annuellement.
- Plus de 600 fermes de la Colombie et de l'Équateur exportent pratiquement toute leur production.
- La floriculture dans ces pays a rendu les fleurs plus disponibles et accessibles sur le marché nord-américain, contribuant ainsi à accroître la demande.
* Extrait de l’article intitulé « La floriculture en Amérique du Sud » : www.sierraeco.com
Lorsqu’on décide d’acheter des fleurs équitables, on appuie un type de commerce international alternatif et on s’assure que les travailleurs qui ont fait pousser ses fleurs travaillent dans des conditions décentes et ont un revenu garanti.
Voici les normes internationales du commerce équitable pour les fleurs coupées**
- Un comité conjoint de travailleurs et de gestionnaires est créé en vue de gérer la prime de commerce équitable, et les travailleurs obtiennent un droit de véto dans la prise des décisions. La prime doit servir à des fins de développement communautaire et à améliorer les conditions de travail.
- Le travail forcé et le travail des enfants de moins de 15 ans est interdit. On ne peut obliger les enfants de 15 ans et plus à un travail préjudiciable pour leur santé ou leur éducation.
- Les travailleurs jouissent de la liberté d’association et peuvent négocier des conventions collectives. Ils ont le droit d’établir ou de joindre un syndicat indépendant, d’élire leurs conseillers et de développer leurs propres programmes.
- Les conditions de travail sont justes pour tous les travailleurs. Les salaires doivent correspondre à, ou dépasser, la moyenne régionale ou le salaire minimum en vigueur.
- Des mesures sanitaires et sécuritaires doivent être établies afin d’éviter les blessures attribuables au travail. Un ensemble détaillé de règlements touchant la sécurité propre à la production florale limite l’utilisation de produits agrochimiques et interdit l’utilisation de pesticides prohibés.
** Source : www.transfair.ca
Et l’achat local là-dedans !
Bien sûr, on peut acheter des fleurs produites ici, mais la production québécoise n’est pas assez importante pour répondre à la demande, puisqu’on importe environ 95 % des fleurs coupées qu'on consomme.
La Saint-Valentin et la fête des Mères sont deux fêtes pour dire Je t’aime. Cette année, consommons responsable en achetant des fleurs équitables et profitons en pour ajouter à ces bons sentiments, une bonne conscience sociale !
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Par Luey Tep, mars 31, 2011
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